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| TECHNIQUES DE TRAVAIL |
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| Deux spectacles
de la compagnie s'inscrivent dans un travail de coopération
avec le Centre de la mer et des eaux.
Ce musée, qui dépend de l'Institut Océanographique
de Paris, propose tout au long de l'année des expositions,
des films et des animations à caractère pédagogique,
principalement destinées aux enfants.
L'équipe de direction a fait appel à la Compagnie
en 1996 pour tenter l'expérience d'élargir son
offre par une approche plus "poétique" du milieu marin.
C'est ainsi que sont nés deux spectacles :
"Y'a pas d'arête dans
le plastique" en février 1997
"Bulles de mer" en octobre
1999.
Ces deux spectacles ont été successivement présentés
pendant les vacances scolaires au Centre de la mer, fidélisant
un public, tout en tournant parallèlement dans des
structures théâtrales.
La mer est bien sûr au coeur de chacune des histoires.
Pour la Compagnie, c'était l'occasion d'explorer des
formes, des images, des déplacements propres à
donner une existence scénique à ce milieu. L'occasion
également de "dramatiser" des histoires marines : le
conflit principal dans chacune des histoires tourne autour
de la pollution, thème ô combien contemporain
!
Mais ce travail s'inscrit aussi pleinement dans la démarche
de la Compagnie, qui consiste à expérimenter
des formes de récit et de scénographie différentes
selon chaque spectacle, en faisant appel à des compétences
spécifiques, en rapport avec les choix retenus. |
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Y'a
pas d'arête dans le plastique
Ce spectacle met en scène les habitants de la mer,
poissons et crustacés.
Ils ne parlent pas : c'est la musique qui conduit l'action.
Le spectacle se présente donc comme une sorte de ballet
musical , interprété dans un décor très
abstrait, fait de toiles bleu marine tendues, évoquant
tout à la fois des voiles de bateau et un espace sous-marin.
La musique, enregistrée,
a fait l'objet d'une création de Laurent GRIMAUX qui
a travaillé en étroite collaboration avec Elli
DROUILLEAU, l'auteur du scénario : c'est cette musique
en effet qui exprime les caractères des personnages
et met en scène les situations.
Les marionnettes appartiennent
à la technique dite "sur table". Elles ont été
conçues par Hélène WERTHEIM à
partir de matériaux divers et d'objets détournés.
Les deux manipulatrices sont
visibles et n'interviennent comme comédiennes que par
petites touches, interprétant par exemple en direct
le chant des sardines qui assure la compréhension de l'histoire
en soulignant les transitions. |
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| Bulles
de mer
Dans "Bulles de mer", les marionnettes sont également
manipulées à vue, sur une table. Les héros
sont un enfant et son fidèle compagnon, sorte de "nounours"
intelligent et bavard, interprétés en direct.
Mais la manipulatrice, Elli DROUILLEAU, est aussi conteuse
et créatrice d'espaces.
La réflexion pour monter ce spectacle s'est donc organisée
autour de deux axes principaux : la notion de statuts multiples
de cette comédienne et la lisibilité des conventions
scéniques que cela implique. Toutes les étapes
du travail ont été soumises à cette réflexion
:
- l'écriture du scénario
tout d'abord : la forme adoptée comprend des découpages
quasi-cinématographiques qui autorisent des changements
d'échelles et de perspectives. Elle permet de jouer
sur les différentes qualités de présence
de la comédienne (visible, cachée, en retrait
par exemple).
- la conception des accessoires et des
décors : toujours manipulables, souvent sujets
à transformations, ils ont été pensés
dans un rapport particulier au corps de la comédienne.
Ils sont souvent plus des suggestions d'ambiance que des décors
proprement dits.
- le travail sur le geste et les déplacements
: conçus comme une prolongation rythmique du travail
de la comédienne, ils autorisent tous les changements
à vue et en ont font des rappels conscients de la convention
théâtrale.
- la place de la musique : elle
vient en ponctuations mais peut aussi tenir le rôle
principal à certains moments. Elle est empruntée
au travail de Nano PEYLET et Denis CUNIOT (extraits du CD
Musique des Klezmorim et de leurs descendants). |
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